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Cimetière

Un des premiers inhumés dans ce cimetière est un jeune de 15 ans.
Jean-Marie Versevy << enlevé à l'affection de ses parents >>, Dominique et Marie, par la terrible inondation du mois de juin 1875.
Il repose dans un très beau caveau, surmonté par deux anges dont un en argile rose.

Que s'est-il passé en ce mois de juin entre Toulouse et la Garonne ?

C'est plutôt une longue histoire tumultueuse, jalonnée de crues dévastatrices. Du XIII au XIXe siècle, le fleuve est sorti de son lit près de 50 fois.
L'inondation du mois de juin1875 fut particulièrement meurtrière.

Depuis la mi-juin, le vent d'ouest apporte plusieurs jours de pluies torrentielles et un vent du sud provoque la fonte des neiges sur les Pyrénées. Le 22 et 23 juin, une pluie diluvienne et un torrent inonde le faubourg Saint Cyprien.

Les eaux de la Garonne atteignent plus de 9 m, la rive gauche de Toulouse est détruite. Les eaux emportent le pont d'Empalot, puis le pont Saint-Pierre en début d'après-midi, et, vers 18 heures, c'est au tour du pont Saint-Michel de céder. Seul le pont Neuf de Bachelier résiste.

Les tentatives de sauvetage échouent presque toutes. Des gens espèrent trouver refuge sur les toits des maisons qui menacent de s'écrouler et attendent d'être sauvés. Ce n'est que le 25 juin au matin que commence la décrue, les secours peuvent alors pénétrer dans le faubourg Saint Cyprien. Le quartier, où vivaient de nombreux habitants dans de modestes maisons aux murs en terre crue, est particulièrement dévasté. Les bas quartiers de Saint Michel et de l'Ile du Ramier, Les Amidonniers ou les Sept-Deniers sont également touchés. Les populations n'ayant pour la plupart pas été évacuées, malgré le dévouement des militaires, le bilan humain est particulièrement lourd : 208 morts et près de 1219 maisons détruites à Toulouse.

Le président Mac-Mahon se rend à Toulouse le samedi 26 juin et déclare n'avoir jamais vu de spectacle si affreux, même sur les champs de bataille.

Ces inondations suscitent un émoi important dans la France entière et la solidarité s'organise, des spectacles sont donnés au profit des sinistrés. Partout on note de sublimes exemples de dévouement de la part de toutes les classes de la société.

The Cigareaux Cemetery

In the 17th century, the cemetery was located around the church, but nobles and members of the clergy were sometimes buried in the chapels of the church. Marie de Saint Félix, mother of the parish priest, was the last person buried in the church in 1847. Her tomb is located behind the high altar.

In 1852, the cemetery was extended when adjacent land was purchased.

In 1860, following the expansion of the church, the cemetery became too small, however, it remained around the church until 1870. In 1867, to meet sanitary requirements and the need for expansion Father Roger de St Félix donated a 948 m² plot of land to the town hall. This land, inherited from his mother Marie de Saint Félix, was located in Les Cigareaux, with the municipality responsible for developing it as a cemetery.

The cemetery is surrounded by a wall, built in the Toulousain style, composed of layers of limestone, brick, and pebbles from the Garonne River. This very attractive wall was completed in 1889.

In 1969, the Cigareaux Cemetery was expanded by 3,000 m².

In ​​2012, the construction of a new cemetery was decided upon. Covering an area of ​​4,500 m², it was finally completed in 2022 and is situated in Les Coustalas.